Anthony BIANCHI crée une épicerie italienne vraiment FINE

En janvier 2023, Anthony BIANCHI a ouvert l’épicerie fine italienne PAASTA à Vincennes. Sa mission : redonner tout son sens au mot « fine ». Pour cela, il a parcouru l’Italie à la rencontre d’artisans qui conjuguent artisanat, tradition, biodynamie. Le résultat : des spécialités culinaires de niche, de grande qualité quant au respect du vivant, de la nature, ce qui se traduit par des qualités organoleptiques authentiques, insolites, addictives. Avec l’épicerie fine italienne Paasta, Anthony crée un maillon entre ceux qui produisent avec cœur, corps et âme, des produits locaux d’excellence au pays où il a ses racines et ses souvenirs d’enfance, et ceux qui sont en quête de ce lien humain et gourmand dans leur vie citadine hexagonale. Rencontre.

Anthony, parle-nous de tes origines italiennes

Mon papa et mes grands-parents paternels sont originaires de Monte Cassino, dans le Latium. C’est un repère aussi pour moi avec la maison de famille. J’ai passé toutes mes vacances là-bas, je déborde de souvenirs d’enfance et d’histoires en lien avec ce lieu, aux énergies très positives. La porte de la maison est toujours ouverte, car on sait que toutes les personnes qui vont rentrer sont des gens qu’on aime bien. Nous étions dehors tout le temps, sur la place du village, ou à la ferme de ma tante. Chaque année, elle nous confiait la responsabilité d’un animal, dont nous devions prendre soin avec ma sœur. 

Il est impossible de ne pas se sentir bien dans cet endroit ! J’aime y être seul, regarder les étoiles, et raviver ces souvenirs. J’aimerais garder cette maison pour que mes enfants puissent y grandir, et y vivre ce que j’y ai vécu avec mes parents.

Il y a aussi les alentours : les balades en Vespa avec mon père, tout en haut de la montagne, aller au cimetière tous les ans voir mes ancêtres, et écouter leur histoire, aller à l’église avec ma grand-mère qui priait pour sa famille. Chaque fois que je vais là-bas, j’éprouve le besoin de retourner dans ces lieux, c’est un pèlerinage, même si je ne suis pas vraiment croyant.

La localité où on allait à la mer tous les ans, ou les après-midis à sillonner Rome à vélo, me tiennent à coeur aussi.

J’ai fait tout ça si souvent, mais malgré la répétitivité, c’est chaque fois différent, parce qu’il y a toujours une nouvelle personne avec qui partager.

Quelles sont les spécialités culinaires de Monte Cassino ?

La saucisse sèche au fenouil que je vends en boutique.  

Tout aussi incontournable, la pizza que faisait ma grand-mère, avec une pâte ultra levée, comme une tourte, garnie de cette fameuse saucisse, de jaune d’œuf battu. Elle l’appelait la cascia. Elle en faisait aussi aux épinards. Je ne l’ai jamais retrouvée nulle part, c’est probablement une exclusivité du village, voire peut-être de ma grand-mère ! Ma tante sait très bien la faire… J’aimerais tellement la proposer en boutique, elle aurait un succès fou.

Paasta : quand, comment, pourquoi ?

Mon père a le restaurant Prima à Paris, depuis 35 ans. J’y ai passé tout mon temps libre, à donner un coup de main depuis que je suis en âge de le faire. J’ai fait des études de commerce international, avant de travailler comme business développeur, chef de projet, directeur commercial. Mais j’ai toujours eu en tête d’essayer une aventure entrepreneuriale en lien avec la gastronomie italienne. C’est comme ça que Paasta a ouvert en janvier 2023. 

Je suis associé avec mon beau-frère, Arthur Gaufreteau, en charge de la communication et du marketing.

Ce qui m’aiguillonne depuis le départ, c’est de redorer l’image de l’épicerie fine italienne, en redonnant tout son sens au qualificatif « fine ».

On ne propose que des produits d’artisans installés en Italie, qui cultivent en biodynamie, dans l’esprit Slow Food, c’est à dire dans le respect de pratiques traditionnelles. On explique les prix par la qualité du travail en amont et par la saveur en bouche.

Ton plat italien préféré ?

La bruschetta, mais la vraie, celle qu’on trouve en Italie, que les Italiens préparent à la maison ou dans les restaurants, avec du pain rassis, de la tomate, un petit peu d’ail éventuellement, de l’huile d’olive, et basta.

Un jour j’en ai fait à des amis venus à la maison, ils ont adoré !

Éventuellement, je l’accompagne d’une petite burrata pour tremper dedans le pain qui reste.

C’est tellement bon, ça peut faire tout un repas.

Mon père en sert régulièrement dans toute son authenticité, dans son restaurant (Prima, dans le 20earrondissement à Paris).

Quand j’en vois en France dans les restaurants italiens ou pas, garnies de mozzarella, roquette, jambon de Parme, œuf…, c’est pas ça la bruschetta !

Est-ce que tu as une référence culturelle italienne en France ?

Simone Zanoni. J’aime beaucoup sa façon de gérer les réseaux sociaux, comment il communique. C’est un modèle de réussite.

Il m’a réconcilié avec la cuisine. Avant qu’il diffuse des vidéos pendant la pandémie de covid, je privilégiais des plats simples et rapides à préparer. Grâce à lui, j’ai pris goût à réaliser des recettes plus élaborées. Il sait donner envie de les faire. Ça paraît facile alors qu’il y a du travail. 

Des références culturelles italiennes d’Italie ?

Le chanteur RKOMI. Il varie les styles, rock, métal, rap, variété, et il a une belle voix.

La série Gomorra, qu’on a dévorée avec mon père. À voir, et à revoir.

Le film « La vie est belle », qui magnifie la relation père-fils. Mes parents me l’ont montré, je le ferai voir à mes enfants. Même ceux qui n’aiment pas le cinéma, ne peuvent pas résister à ce film.

L’œuvre littéraire « Si c’est un homme » de Primo Levi, qui m’a beaucoup touché, un livre à la fois fort et « fou ».

Si je te dis cuisine japonaise ?

J’adore les ramen !

Paasta

121 rue de Fontenay

94300  Vincennes

Tél. : 06 42 23 38 97

Mèl : contact@paasta.fr

https://paasta.fr

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