Marsie RICARD, la cuisine italienne à corps et à cœur 

Vous connaissez peut-être déjà Marsie RICARD, sous le pseudo de son compte Instagram Stiletto Dolce vita, créé en 2017. Elle y partage son amour de la cuisine italienne : recettes salées, sucrées, qu’elle pratique avec enthousiasme et partage généreusement dans la bonne humeur, ou qu’elle savoure avec une appétissante gourmandise au gré de ses virées au Belpaese. 

Vous avez également pu la rencontrer sur le site Internet Lesfoodmood, qu’elle co-anime avec Fanny Sorrentino, sur lequel elles livrent billets culinaires, recettes et portraits, en lien principalement avec la cuisine d’Italie, au gré de leurs envies et de leurs voyages. Leur objectif est de transmettre leur joie et leur énergie de cuisiner simplement, pour que chacun puisse éprouver le désir de s’y mettre, et d’avoir le plaisir de réussir facilement. 

Rencontre avec cette rayonnante et infiniment sympathique jeune femme, au large sourire et à la bonne humeur solaire.

Quels sont tes liens, notamment culinaires avec l’Italie ? 

Ma grand-mère maternelle était italienne. J’ai grandi avec cette attache qui était assez diffuse. Mais j’ai toujours été attirée par l’Italie, et depuis mon plus jeune âge. Il était ancré en moi que j’irai vivre à Milan, bien avant de savoir situer cette ville sur une carte !

Ma famille est originaire de Lombardie, Crémone (dans la province du même nom), et Albino (dans la province de Bergame). 

Mon arrière grand-père quant à lui, venait de Novara dans le Piémont, la ville du riz, du risotto, et du gorgonzola.

Je connais très peu ces coins d’Italie, nous n’y sommes allées qu’une seule fois avec ma mère, pour voir les terres de nos racines.

Côté lombard, les spécialités culinaires sont la polenta, et les pâtes aux œufs farcies : scarpinocc (farce à base de fromage) et casoncelli (farce à base de viande) pour Bergame, marubini (farce à base de viande) pour Crémone.

Pour le gorgonzola, comme pour tous les autres fromages italiens, quand j’habitais à Paris j’allais toujours chez Raffinati dans le 18e, qui regorge de petites pépites à découvrir.

Quels sont tes ingrédients et plats italiens préférés ?

Pour le sucré, je suis fan des brioches col tuppo siciliennes. En Italie, j’adore celle de Prestipino, piazza del duomo, à Catane. En France, il est très difficile d’en trouver, donc pour le moment je n’en connais pas de meilleures que celles que je fais moi-même ! Mais j’ai hâte de découvrir des adresses qui en proposent.

Côté salé, je suis dingue d’aubergines, donc caponata (spécialité sicilienne de légumes en assaisonnement aigre-doux, qui se mange froide), parmigiana (plat cuit au four, composé d’aubergine, sauce tomate et parmesan) ou encore pasta alla Norma (spécialité sicilienne de pâtes à la sauce tomate et aubergine frite) sont des must pour moi.

J’ai mangé une très bonne pasta alla Norma cet été en terrasse du restaurant La Terrazza del Barone à Catane.

En France, j’adore la caponata que je trouve chez Bella Roma, épicerie-traiteur à Lyon. J’aimais également beaucoup celle de la nonna (grand-mère) de mon amie Ilaria, mais elle ne la vend pas ! 

Des repères culturels italiens ?

J’adore les plafonds des monuments en Italie, ils sont souvent le point central de mes visites. Je les trouve vraiment magnifiques.

Quand je suis à Milan, je vais toujours voir le Duomo, car à chaque fois je suis impressionnée par la beauté de ce monument qu’on dirait fait de dentelle.

Sinon en général, je suis plutôt attirée par la nature, notamment les volcans qui m’hypnotisent complètement. Lors de mon dernier voyage à Catane, je m’asseyais en terrasse en contemplant l’Etna et j’adorais ça.

Des œuvres italiennes à lire, écouter ?

Un des livres qui m’a marquée ces dernières années est Così è (se vi pare) de Pirandello. Je ne peux pas dire pourquoi, parce que je révélerais la fin de l’histoire. Il a changé ma façon de voir les choses, et me fait mieux comprendre certaines situations. 

En chanson, j’adore Ma il cielo è sempre più blu de Rino Gaetano, pas très récente, mais je la trouve très positive.

Toi et la cuisine japonaise ?

Je l’apprécie, mais je suis un peu novice en la matière. J’adore le poisson, donc j’ai un gros faible pour les sashimi. Les plats de l’izakaya Kuro Goma à Lyon m’ont bien plu.

Les mots de la faim ?

Se vogliamo bene a qualcuno, preparare una buona cena è un modo splendido per dirglielo*”, Antonino Cannavacciuolo (chef cuisinier). Car évidemment pour moi, cuisiner est un langage de l’amour à lui seul.

Quand nous aimons quelqu’un, lui préparer un bon dîner est une splendide façon de le lui dire.

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